Les dépenses des sociétés américaines technologiques en matière de lobbying

15/11/2010

Comme vous le savez, aux Etats-Unis, les entreprises doivent rendre public chaque année le détail de leurs actions de lobbying. Business Insider a publié il y a quelques mois un graphique montrant les dépenses réalisées par les grandes sociétés américaines des nouvelles technologies en 2009.

On s’aperçoit que le champion du lobbying est AT&T (le plus grand fournisseur de services téléphoniques et Internet américain) avec une dépense totale de près de 15 millions de dollars. Le groupe de médias Comcast est un autre poids lourd malgré un chiffre d’affaires moins important. Mais c’est Yahoo, et dans une moindre mesure, Google, qui sont les sociétés de services web qui consentent l’effort le plus important au regard de leurs revenus. Apple est bon dernier, utilisant à peine plus d’1,5 millions de dollars à ce travail.

Pour l’année 2010, Google va être au moins au même niveau de dépenses que 2009. Selon L’Expansion, la firme a en effet annoncé en octobre avoir déjà dépensé 3,92 millions de dollars, dont 1,2 million pour le troisième trimestre. Le géant du web a utilisé cet argent pour tenter de faire entendre sa voix dans les domaines de la protection de la vie privée, des télécoms, de la publicité, des brevets, ou encore des énergies renouvelables.

A noter que Facebook, qui n’est pas présent sur ce graphique, dépense dix fois moins que Google (120000 $ pour le troisième trimestre 2010), même si son budget est en forte augmentation puisqu’il a doublé par rapport à l’année passée.

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FORMATIONS au métier de LOBBYISTE : Le Master 2 Travail politique et parlementaire de l’Université de NANTERRE

26/10/2010

Je vous ai déjà présenté il y a quelques semaines une formation aux métiers du lobbying, celle de l’Institut Catholique de Paris. Je voudrais aujourd’hui mettre en avant une formation qui a été mise en place par l’Université de Paris X Nanterre.

Le Master 2 Science Politique Spécialité « Travail politique et parlementaire », dont le responsable actuel est Frédéric Zalewski, a été créé en 1985 sous le nom de DESS Droit de la Vie Politique. Il forme chaque année une trentaine d’étudiants (25 pour l’année 2010-11) aux métiers de collaborateurs d’élus et aux métiers de la communication politique.

Pour y être admis, il faut être titulaire d’un Master 1 en rapport avec les sciences politiques ou les sciences humaines, ou pour les professionnels en cours de formation, avoir un projet professionnel en cohérence avec le cursus. Dans tous les cas, le dossier est étudié par les directeurs de la formation.

Au programme : cours sur le travail politique et parlementaire, sur le discours politique, sur la cartographie électorale, sur le travail de collaboration avec les élus, sur l’analyse et le commentaire politique, stage de trois mois et réalisation d’un rapport de stage présenté lors d’une soutenance.

Même si l’UFR ne fait pas de suivi précis et systématique du parcours des étudiants après leur diplôme, on sait que les débouchés sont globalement les suivants :
– postes de collaborateurs d’élus (au Parlement, en cabinets ministériels et en Collectivités territoriales)
– métiers du conseil et de la communication (communication institutionnelle, affaires publiques, lobbying)
– journalisme politique
– enseignement

Pour plus d’informations, contactez le secrétariat du Master.

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Une étude du site “Mother Jones” sur les lobbies au Congrès américain

18/10/2010

Aux Etats-Unis, la réglementation sur le lobbying est ainsi faite que des groupes d’intérêts ont le droit de financer des partis politiques, à condition de le déclarer.

Les divers financements des partis sont donc connus de manière précise, et c’est ce qui a permis aux journalistes du magazine américain de gauche « Mother Jones » de produire des représentations du Sénat et de la Chambre des représentants non pas en fonction des orientations politiques mais des donateurs principaux des élus.

Des représentations qui sont suffisamment parlantes pour se passer de commentaires, je vous les livre donc telles quelles :

The Senate: Lawyers, Drugs, and Money

The Senate: Lawyers, Drugs, and Money

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Encadrement du lobbying a l’Assemblee nationale : Transparence International juge le bilan decevant

15/10/2010

Transparence International France est la section française de Transparency International, organisation qui se consacre à la lutte pour la transparence de la vie publique et économique et contre la corruption.

Vous vous souvenez peut-être que lorsque l’Assemblée nationale a adopté l’année dernière ses premières règles d’encadrement de l’activité des représentants d’intérêts (que vous pouvez retrouver ici), l’association Transparence International a salué l’initiative mais estimé les mesures très insuffisantes.

Un an après, l’organisation juge le bilan décevant, signalant que seuls 93 représentants d’intérêts se sont enregistrés, et renouvelle son appel en faveur d’une réforme globale qui proviendrait d’une concertation avec la société civile (experts et acteurs de la vie économique, sociale, environnementale, etc.).

L’association fera des propositions plus concrètes sur ce sujet lors de son colloque annuel, organisé en partenariat avec le CEVIPOF (le Centre de recherches politiques de Sciences Po), qui aura lieu le 25 novembre prochain.

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Commission europeenne : le REGISTRE des REPRESENTANTS D’INTERETS a atteint les 3 000 inscrits

13/10/2010

C’est en juin 2008 que la Commission européenne a créé son registre des représentants d’intérêts. La spécificité de ce registre est que l’inscription n’y est pas obligatoire mais basée sur le volontariat. Sont invités à s’y inscrire « tous les représentants d’intérêt qui cherchent à influer sur l’élaboration des politiques et les processus décisionnels des institutions européennes ».

Pour la Commission européenne, c’est une manière de rendre plus transparente une activité qui est souvent perçue de manière négative par l’opinion publique. Pour les groupes d’intérêt, l’inscription peut être utile pour se donner de la visibilité auprès du grand public ainsi que des services de la Commission.

Début septembre 2010, le registre a passé la barre des 3 000 inscrits. Le vice-président Maroš Šefčovič (slovaque) a déclaré : « L’augmentation constante des inscriptions montre que nous sommes sur la bonne voie. C’est un signe encourageant pour le registre commun Commission-Parlement sur lequel nous travaillons ».

La prochaine étape, prévue pour juin 2011, est en effet la fusion de ce registre avec le registre des représentants d’intérêt du Parlement européen.

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